Comment notre corps de souffrance nous fait fausser nos perceptions ? 13 solutions pour changer.

Dernière mise à jour : 9 févr.

Comment fonctionnent nos perceptions ? Que déclenchent-elles en nous ? Comment fonctionnement nos filtres ? Comment changer de vie, en changeant de perception ?

1) Perceptions physiques
On nous a toujours affirmé que nos sens physiques (la vue, l'ouïe, le goût, l'odorat et le toucher) nous permettent d'appréhender la totalité de notre réalité physique avec une grande fiabilité, en décrivant notre vie sur Terre, notre environnement, tout ce qui est extérieur à nous. Nous utilisons ces sens depuis toujours, toute la journée, en leur donnant toute notre importance. Nous savons également que les personnes qui n'ont pas l'un de ces cinq sens (aveugles, sourds...), arrivent à développer l'un de leurs autres sens avec beaucoup plus d’acuité et précision.
Mais que percevons-nous réellement ? Nous percevons la matière de densité 3D (en trois dimensions) grâce à nos sens de la vue, du goûter et du toucher. Nous percevons les ondes sonores, grâce à notre sens de l'ouïe. Nous percevons des senteurs volatiles, grâce à notre sens de l'odorat. Dans tous les cas, nous ne percevons qu'une très petite bande de fréquences par rapport à la réalité énergétique. Au niveau visuel, les rayons lumineux qui sont renvoyés par chaque objet vers l’œil, puis sont convertis par le cerveau en images de la couleur correspondante à la fréquence de l'onde lumineuse réfléchie par l'objet. En réalité, c'est le cerveau qui "traduit" la réalité physique pour nous, une réalité vibratoire énergétique qui est transparente (difficile à croire). Certaines personnes, avant de subir un AVC, ont pu "voir" directement la réalité durant quelques instants, sans passer par le convertisseur du cerveau. Ils ont vu que tout vibrait autour d'eux, qu'il n'y avait pas de limites entre les objets et eux-mêmes et que tout était relié en pulsant à l'unisson.
  • 1ère SOLUTION : Ne nous fions plus autant aux perceptions physiques. Sachons qu'elles sont limités.

2) Filtres de perception
Si nous ne prenons que l'exemple du sens de la vision (car la même règle s'applique à tous les autres sens) nous pouvons comprendre que sur la toute petite bande de fréquences visibles et converties par notre cerveau en image (400-700nm), nous ne percevons qu'un très petit pourcentage de la réalité. A ce pourcentage, nous pouvons appliquer un coefficient de capacité visuelle inférieur à un, et spécifique à chacun. Nous ne voyons pas tous de la même manière, avec la même précision, au détail près. Ensuite, à chaque perception visuelle, chacun applique un filtre de perception qui est connecté à ses émotions, ses sentiments, son état d'esprit, ses formatages subis durant sa vie. Lorsque nous sommes heureux, le lever du soleil que nous sommes en train de regarder semble magique, les couleurs vibrent, les teintes plus fines sont mieux perceptibles. Lorsque nous sommes préoccupés, nous réduisons drastiquement notre champ visuel et beaucoup de détails nous échappent. Lorsque nous sommes enceintes, nous voyons plein de femmes enceintes, à croire que tout le monde s'est mis à faire des enfants en même temps que nous. Nous venons d'acheter notre Golf 8 couleur grise, dont nous sommes très fiers, nous percevons pleins d'autres voitures identiques qui roulent en parallèle avec nous. A cette perception s'ajoute (tant qu'à faire) l'interprétation et le stockage. Notre interprétation est liée à l'effet que cette perception a sur nous. Si la perception nous touche positivement (en activant des émotions positives comme la joie, l'espoir, par exemple), elle sera interprétée différemment que dans le cas où elle nous perturbe, en activant notre corps de souffrance.
  • 2ème SOLUTION : Essayons de mieux connaître nos filtres et croyances limitantes qui nous définissent.

3) Corps de souffrance
Le corps de souffrance est un terme peu connu, même dans le milieu du développement personnel et spirituel. C'est un corps énergétique qui nous enveloppe, plus ou moins large, par rapport à nos corps subtils (éthérique ou vital, astral ou émotionnel, mental). Il évolue en même temps que nous. Ce corps est chargé des mémoires personnelles, familiales ou transgénérationnelles. A chaque fois que nous vivons un événement, que nous validons comme étant important pour nous, qu'il nous déstabilise profondément et qui fait changer nos perceptions à jamais, une énergie bien spécifique à cet évènement laisse une empreinte vibratoire dans notre corps de souffrance. Cette empreinte est comme une blessure ouverte qui peut être "touchée" par l'émotion-clé vécue lors de la validation de l’événement. Nous pouvons nous rendre compte très facilement de cette activation de notre corps de souffrance, car à chaque fois notre réaction émotionnelle est très exagérée face à l’évènement que nous sommes en train de vivre. A chaque fois, cela nous étonne profondément, nous ne nous expliquons pas le pourquoi de ce décalage entre l’évènement et notre attitude, qui nous fait de suite fortement culpabiliser et tomber de fatigue dans les 2 à 3 jours à suivre. En plus, nous avons l'impression de n'avoir aucun contrôle durant tout le processus. Même si le même évènement se reproduit, nous réagissons toujours aussi fortement. A tête reposée, nous essayons de comprendre ce qui se cache derrière ce phénomène. Nous arrivons à déceler parfois quelques informations qui nous semblent pertinentes, parfois aidés par la famille, amis ou thérapeutes. Quelques mois après, face au même type d’évènement, notre réaction semble encore plus décalée et notre souffrance encore plus amplifiée. Quand je dis le même événement, je me réfère à la même émotion qui est réveillée en nous, les événements peuvent sembler totalement différents en apparence.
  • 3ème SOLUTION : trouver l'émotion principale qui nous gouverne et qui se cache derrière chaque réaction amplifiée qui nous fait souffrir.

4) Corps de souffrance et couple
Pour vous donner un exemple : dans un couple, le conjoint qui rentre du travail, chargé par les nombreuses remarques négatives qu'il a eu de la part de son directeur ou collaborateurs, fait une remarque à son tour à sa femme sur l'état "désastreux" de la maison, puis quelques minutes plus tard sur le repas qui n'est pas à son goût. Cela semble anodin comme exemple, cependant au niveau subtil les choses sont assez complexes. Le conjoint durant son travail a fait activer son corps de souffrance, il rentre chez lui avec des énergies toxiques dans son aura, énergies qu'il ne peut pas contenir trop longtemps, car elles appuient trop fortement sur son corps de souffrance en lui faisant revivre des émotions très déplaisantes du passé. Supposons, dans cet exemple, que ce conjoint a comme mécanisme de défense émotionnelle, la colère, et pas le déni ou la fuite (qui auraient engendré un autre type de réaction). Ainsi, il va "balancer" sa colère sur sa femme, qui elle a un autre mécanisme complémentaire de contenance et de mauvaise estime d'elle-même (dans les couples les mécanismes des deux partenaires sont toujours complémentaires et associés pour "bien" fonctionner ensemble). Le corps de souffrance de la femme est ainsi activée, elle va ressentir très fortement son émotion principale (culpabilité, honte, dénigrement...), qu'elle mettra sur le dos du conjoint et de ses remarques. Dans la plupart des séparations, en fait c'est une guerre entre les deux corps de souffrance qui se passe au niveau subtil. En changeant de perception, nous pourrons sauver notre couple.
  • 4ème SOLUTION : faire le point sur notre communication de couple pour mieux comprendre les mécanismes qui s'y cachent.

5) S'identifier à ses pensées
Pour suivre notre exemple ci-dessus, la femme va croire les pensées qu'elle entend par rapport à elle-même : "Je suis nulle, toujours désorganisée et à la ramasse.", "Je ne réussi jamais rien, même un foutu plat", "Je ne mérite que d'être grondée"... et les pensées qu'elle entend par rapport à son conjoint : "Il est encore en train de me gronder celui-là", "Il ne m'aime pas", "Il a marre de moi", "Il n'a rien à faire de moi et de ma fatigue - moi aussi je travaille" etc. Les pensées vont tourner en boucle aussi longtemps que le corps de souffrance de chacun est activé. A force de les entendre, ces pensées vont se cristalliser dans des véritables croyances difficiles à démonter, surtout si la personne croit très fortement (comme la plupart des gens) que ses pensées lui appartiennent, que c'est elle qui le pense.
  • 5ème SOLUTION : accepter et intégrer l'idée que les pensées ne nous appartiennent pas, qu'elles viennent d’ailleurs, comme si quelqu'un ou quelque chose nous les soufflait à l'oreille.

6) Corps de souffrance et enfants
Les enfants, jusqu'à l'âge de 14 ans environ, n'ont pas de corps de souffrance propre, ils manifestent le ou les corps de souffrance des parents et sœurs et frères plus âgés. La façon de manifester est propre à chacun, mais de façon générale elle est chargée en émotions et agitations. Si dans la famille il n'y a qu'un enfant, il sera "chargé" de manifester les énergies autour de lui qui sont amenées via le corps de souffrance d'un ou des deux parents. Si la famille a plusieurs enfants, ça sera l'enfant le plus sensible qui va manifester ce processus par rapport au parent auquel il est le plus lié énergétiquement. Par exemple, dans une famille avec 2 enfants, si la maman est en train de vivre un évènement de licenciement futur, qu'elle n'exprime pas encore aux autres, qui déclenche en elle une émotion d'anxiété profonde et d'insécurité, il peut y avoir un des enfants qui a la même sensibilité que sa maman (sur ce fond d'anxiété) qui va réagir, en se mettant à pleurer et à exprimer ses peurs d'être expulsé de son école. L'attitude amplifiée et en décalage avec sa vie d'enfant peut vite nous faire signe que dans le subtil il y a un transfert énergétique qui s'opère entre la mère et l'enfant. Un autre exemple encore plus répandu est celui où un des enfants tombe malade pour rester auprès de la maman ou du papa qui a activé sa peur de solitude dans son champ de souffrance.
  • 6ème SOLUTION : soyons plus observateurs avec nos enfants et leurs réactions. Ils sont de véritables miroirs de notre état intérieur et de la manifestation de nos corps de souffrance.

7) Corps de souffrance et animaux
Les animaux sont très sensibles aux énergies subtiles. Sous l'influence du corps de souffrance activé de son maître, les chiens peuvent devenir plus attentifs et vigilants, en aboyant à des "présences" invisibles pour nous, mais qu'ils ressentent à nos côtés. Les chats, de véritables thérapeutes énergétiques, vont vouloir se faire caresser pour pouvoir "nettoyer" énergétiquement leur maître et le libérer du trop plein accumulé. Nous commençons depuis plusieurs années à reconnaître les bienfaits des contacts des animaux, dans les thérapies cognitives et autres.
  • 7ème SOLUTION : En observant l'attitude de notre animal, nous pouvons avoir un bon indicateur de l'état de l'activation de notre corps de souffrance et agir en conséquence.

8) Pourquoi connaître la subtilité de notre souffrance?
Nous avons vu que l'élément déclencheur de notre corps de souffrance est une émotion-clé qui se démarque de loin des autres émotions que nous vivons. Pour moi, cette émotion était la culpabilité, que j'ai eu la chance de soigner, grâce à la Pleine Conscience (voir article ""Comment je me suis soignée de ma culpabilité chronique"). Le corps de souffrance a plusieurs types d'impacts sur nous :
- il déforme toutes nos perceptions;
- il diminue notre énergie vitale, en augmentant ainsi le risque de dépression;
- il diminue notre système immunitaire, qui à terme, peut nous rendre malades;
- il embrouille notre clarté d'esprit et notre intuition, en nous faisant dévier de notre chemin d'évolution;
- il active nos dépendances et mauvaises habitudes;
- il augmente notre passivité et léthargie, en nous rendant plus manipulables par les autres (par exemple par des pervers narcissiques) et par le système;
- il diminue notre taux vibratoire (voir article "Comment monter en vibration ? Les clés pour mieux être");
- il active notre blessure d'âme (abandon, rejet, injustice, humiliation, trahison, nostalgie...);
- il augmente l'attraction des personnes néfastes ou à basse vibration autour de nous;
- il retarde notre évolution spirituelle et notre capacité d'éveil;
- il nous fait louper les actions justes;
- il fait diminuer drastiquement notre confiance et estime de nous-mêmes...
  • 8ème SOLUTION : S'entraîner à ressentir l'énergie et la vibration de notre corps de souffrance et mettre en place des protocoles de nettoyage énergétique durable.

9) Comment identifier le corps de souffrance ?
Comme nous pouvons le déduire par rapport aux exemples d'impacts décrits ci-dessus, notre corps de souffrance agit à plusieurs niveaux : physique, émotionnel, astral, mental et spirituel. Pour identifier notre corps de souffrance, une attention particulière de Pleine Conscience est nécessaire durant tout le processus d’identification, qui peut se dérouler sur plusieurs semaines, voire mois. Si vous voulez être accompagnés durant tout ce temps, vous pouvez faire appel à un thérapeute énergétique avisé (comme moi par exemple 😉).
Au niveau physique, nous allons observer quels maux ou gènes corporels nous avons de façon régulière dans la journée, surtout lorsque les signes décrits de l'activation du corps de souffrance apparaissent. Tout blocage du type torticolis, tendinite, migraine, entorse, contracture, brûlure, coupure etc est un indicateur.
  • 9ème SOLUTION : ouvrir un journal de suivi - nous allons ainsi trouver peut-être un certain rythme ou cycle d'activation de notre corps de souffrance.

Au niveau émotionnel, nous pouvons observer quelle émotion secondaire s'associe à notre émotion-clé principale. Par exemple, la culpabilité va de paire avec la honte, le rejet avec l'abandon, l'injustice avec la colère. Mais toute combinaison possible est valable, car nous sommes tous différents.
  • 10ème SOLUTION : observez les similitudes de caractère, tempérament ou réactions de votre famille : la génétique et l'hérédité montrent probablement que votre famille est activée par le même type de corps de souffrance que vous.

Au niveau astral, nous allons observer l'évolution ou l'involution de nos désirs. Comment nous nous projetons dans l'avenir ? Comment l'énergie autour de nous change en jouant sur notre entourage et notre famille ? Quels rêves nous faisons la nuit et quels sont leurs contenus énergétique ?
  • 11ème SOLUTION : commencer un journal de rêves et perceptions subtiles - en cherchant à comprendre leurs significations.

Au niveau mental, nous allons "écouter" nos pensées, idées, convictions. Y-a-t-il un fil conducteur derrière cette boucle mentale ? Quel discours se répète le plus ? Comment nous nous sentons ensuite ? Vers quelles actions nous poussent ces pensées ?
  • 12ème SOLUTION : observez l'intensité de votre activité mentale en vous imaginant une échelle où il y a une jauge qui doit vous alerter dès que le niveau s'approche de votre zone rouge d'activation de votre corps de souffrance.

Au niveau spirituel, nous allons observer notre niveau de doute de nous-mêmes et d'incertitude, notre clarté d'esprit et d'intuition, si nous avons l'habitude de l'utiliser régulièrement de façon consciente.
10) Voir au-delà de la matrice
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