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- oanamartins2007

- 23 févr.
- 2 min de lecture

Nous croyons voir le monde tel quâil est, alors que nous le voyons Ă travers nous. Ă travers notre histoire. Ă travers notre Ă©tat intĂ©rieur. Ă travers nos filtres invisibles.
Il existe quatre vérités qui structurent cette perception : la vérité vraie, la vérité réelle, la vérité actuelle et la vérité imaginaire. Elles coexistent en permanence, mais nous les confondons sans cesse.
La vĂ©ritĂ© vraie est silencieuse. Elle ne dĂ©pend ni de nos Ă©motions ni de nos opinions. Elle est ce qui est, indĂ©pendamment de lâobservateur. Elle ne cherche pas Ă convaincre, elle ne se dĂ©fend pas. Elle existe, simplement.
La vĂ©ritĂ© rĂ©elle est celle que notre systĂšme nerveux perçoit. Elle est biologique, sensorielle, contextuelle. Deux personnes peuvent vivre le mĂȘme Ă©vĂ©nement et en tirer deux rĂ©alitĂ©s diffĂ©rentes, parce que leurs mĂ©moires et leurs filtres internes ne sont pas les mĂȘmes.
La vĂ©ritĂ© actuelle appartient Ă lâinstant prĂ©sent. Elle est mouvante. Elle change dâun moment Ă lâautre. Elle demande de la prĂ©sence. Lorsque nous cessons de rĂ©agir automatiquement, nous pouvons commencer Ă la percevoir avec plus de justesse.
La vérité imaginaire est la plus puissante et la plus trompeuse. Elle naßt de nos pensées, de nos projections, de nos peurs et de nos attentes. Elle transforme un silence en rejet, un retard en abandon, une distance en menace. Elle crée des scénarios entiers sans preuve réelle.
La plupart des tensions humaines ne viennent pas de la vérité vraie. Elles viennent de la confusion entre ces niveaux. Nous défendons une projection comme si elle était un fait. Nous rigidifions une perception temporaire comme si elle était absolue.
Plus nous stabilisons notre biologie, plus la vérité réelle devient claire. Plus nous cultivons la présence, plus la vérité actuelle devient accessible. Plus nous observons nos pensées sans y adhérer, moins la vérité imaginaire dirige nos réactions.
Alors la perception change. Elle devient plus souple. Moins défensive. Moins rigide. Nous ne cherchons plus à avoir raison. Nous cherchons à voir avec plus de précision.
La maturité intérieure commence lorsque nous cessons de confondre ce que nous imaginons, ce que nous ressentons, ce que nous vivons et ce qui est.
La liberté naßt à cet endroit précis.
LĂ oĂč la conscience observe au lieu de sâidentifier.
Oana Martins




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