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đ‘łâ€™đ’†Ìđ’ˆđ’ đ’ˆđ’đ’đ’‡đ’đ’†Ì 𝒆𝒕 đ’â€™đ’†Ìđ’ˆđ’ đ’…đ’†Ìđ’ˆđ’đ’đ’‡đ’đ’†Ì : 𝒅𝒆𝒖𝒙 𝒇𝒂𝒄𝒆𝒔 𝒅’𝒖𝒏𝒆 đ’Žđ’†Ì‚đ’Žđ’† 𝒃𝒍𝒆𝒔𝒔𝒖𝒓𝒆


On parle souvent des personnes qui ont “trop d’égo”. Celles qui prennent toute la place, qui semblent sĂ»res d’elles, parfois arrogantes ou dominantes. Mais on parle moins de l’autre forme d’égo : celui qui se cache derriĂšre l’effacement, le doute permanent ou la sous-estimation de soi.
Pourtant, l’égo gonflĂ© et l’égo dĂ©gonflĂ© fonctionnent souvent de la mĂȘme maniĂšre : ils tournent tous les deux autour d’une difficultĂ© Ă  ĂȘtre simplement soi.

L’égo gonflĂ© : se surestimer pour se protĂ©ger
La personne Ă  l’égo gonflĂ© donne souvent l’image de quelqu’un de fort, confiant, parfois supĂ©rieur. Elle veut avoir raison, ĂȘtre reconnue, admirĂ©e ou validĂ©e. DerriĂšre cette posture, il y a souvent une peur plus profonde : ne pas ĂȘtre assez.

Alors l’égo construit une armure :
“Je suis meilleur.”
“Je sais.”
“Je contrîle.”
“Je n’ai besoin de personne.”

Cette surestimation devient une protection contre le rejet, l’échec ou la vulnĂ©rabilitĂ©. Plus l’intĂ©rieur est fragile, plus l’extĂ©rieur peut chercher Ă  paraĂźtre solide.

L’égo dĂ©gonflĂ© : se sous-estimer
 mais rester centrĂ© sur soi

À l’inverse, certaines personnes semblent ne pas avoir d’égo du tout. Elles se minimisent, doutent constamment, s’excusent d’exister ou se mettent toujours en retrait.
On pourrait croire qu’il s’agit d’humilitĂ©. Mais parfois, l’égo est simplement inversĂ©.
Car se répéter intérieurement :
“Je ne suis pas capable.”
“Je ne mĂ©rite pas.”
“Je vais dĂ©ranger.”
“Les autres sont mieux que moi.”

reste une forme de focalisation sur soi.

L’égo dĂ©gonflĂ© ne dit pas “je suis supĂ©rieur”, il dit “je suis infĂ©rieur”. Mais dans les deux cas, l’identitĂ© se construit dans la comparaison et dans le regard des autres.

Deux stratĂ©gies opposĂ©es, une mĂȘme racine
Le surestimé cherche à exister par la grandeur.
Le sous-estimĂ© cherche Ă  se protĂ©ger par l’effacement.
L’un prend trop de place.
L’autre disparaüt.

Mais souvent, les deux cherchent la mĂȘme chose :
ĂȘtre aimĂ©,
ĂȘtre reconnu,
se sentir légitime.

Quand l’égo s’apaise
Un Ă©go apaisĂ© n’a pas besoin d’ĂȘtre au-dessus ni en dessous.
Il n’a pas besoin de prouver constamment sa valeur, ni de se diminuer.

Il peut reconnaĂźtre :
ses qualités sans arrogance,
ses limites sans honte,
sa place sans compétition.

L’équilibre n’est pas l’absence d’égo, mais une relation plus saine avec soi-mĂȘme.
Et parfois, les personnes les plus silencieuses ne manquent pas d’égo : elles portent simplement un Ă©go blessĂ© qui a appris Ă  se cacher plutĂŽt qu’à se montrer.

 
 
 

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