La blessure de la dévalorisation

Dernière mise à jour : 31 mai

Pourquoi cette blessure d'âme existe dans notre vie. Comment cette blessure nous définit. Quels activateurs sont caractéristiques pour cette blessure. Quel est son mode opératoire. Comment s’alléger de ce lourd fardeau. Comment trouver sa juste valeur. Comment guérir.
1) Blessure d'âme collective
Avant de s'attaquer à ce vaste sujet, je tiens à préciser une chose, qui est peut-être inconnue par la plupart des personnes qui se penchent sur le sujet délicat des blessures d'âme, des personnes soucieuses d’être dans le développement personnel et dans un parcours d'éveil. Les blessures d'âme sont nombreuses : du rejet, à l'abandon, de la honte, à la négation, de la culpabilité, à l'injustice et la trahison... Lorsque nous en parlons, nous nous en attribuons au moins une, en l’appelant "ma blessure de ...". Sauf que, ces blessures ne sont pas des blessures individuelles, mais collectives. Ces blessures collectives nous activent individuellement à travers des égrégores très puissants qui durent depuis le début de l'humanité. C'est pour cette raison que leur énergie est si puissante et qu'elles nous touchent autant, même si dans notre vie individuelle, nous avons pu vivre des expériences qui vibrent la même énergie de séparation, manque d'amour ou injustice.
2) Sur qui cette blessure "tombe"
Qui n'a pas entendu parler de la présence d'une belle femme qui ne se trouve pas assez belle alors que pour nous, elle représente le standard de la beauté. Nous serions très étonnés de savoir que parmi les plus valeureux, les plus courageux, les plus sages, les plus dignes, les plus confiants, se trouvent toujours un grand nombre de personnes qui se dévalorisent. La matrice où nous vivons, qui a mis en place ce système de blessures collectives, a aussi introduit une polarité de valeurs inversées : si tu es bon à l'école, tu es intello; si tu t'aimes trop, tu es narcissique ou égocentrique. "D'où autant d'assurance ? Comme elle est hautaine ? Pour qui il se prend ?"

Chaque blessure vise un certain type de sensibilité. Pour la dévalorisation, ce sont des personnes différentes, qui ne rentrent pas dans le moule et qui souhaitent appartenir à leur groupe "tribal". Résultat des courses, de vrais lions prennent l’apparence de chats domestiques, pour entrer dans la case. Et ils arrivent à oublier leur vraie nature. Ces personnes ont été activées à leur naissance par un manque d'attention de la part de leurs parents. Elles ont créé un mécanisme qui les empêchent de se donner de la valeur au-delà de leurs parents. Elles n'ont de la valeur que dans les yeux de leurs parents. Ces personnes ont aussi une forte capacité à contenir, car cette blessure d'âme même si elle a l'air plus "douce" que les autres dans la manifestation qu'elle peut avoir dans nos vies, elle doit être portée 24/24.

3) Les caractéristiques les plus répandues
Se dévaloriser demande de l'énergie. Cette énergie sera recherchée dans le besoin permanent de reconnaissance. Si nous ne pouvons pas en avoir, une reconnaissance négative fera l'affaire. Tout peut valoir : un sourire, un regard de travers, une critique... Ne pas savoir reconnaitre sa vraie valeur est très perturbant, comme si nous étions en examen permanent et que notre vie est jouée à la roulette russe. Cette blessure nous fait flouter le sentiment de fierté personnelle. Ce sentiment devient étranger et il ne peut pas être perçu, ni pour soi, ni pour les autres, car il n'y a rien d'aussi valable pour pouvoir être fier. Notre posture devient recroquevillée, les épaules sont ramenées vers l'avant, la tête baissée, nous sommes ancrés dans son énergie, nous savons que tout le monde nous voit cette fois-ci : nous incarnons la dévalorisation elle-même. Mais notre nature enfouie ne le supporte pas, nous passons de temps en temps par des phases de colère forte, de mise à zéro énergétique, de purge d'un trop plein. La nature est bien faite. Ainsi nous sommes de nouveau à la recherche d'une reconnaissance et d'une confirmation de notre statut de dévalorisé. Nous devenons sensible aux grimaces, aux attitudes, aux non-dits, aux allusions des autres, nous devenons hyper suspicieux. Le doute nous enveloppe. La matrice envoie des interférences pour faire réenclencher notre mécanisme. Nos filtres de perception dysfonctionnent. Nos îles identitaires s'écroulent. Le mal de ventre se fait ressentir, une lourdeur dans les jambes nous ancre dans notre corps de souffrance. C'est bon, nous sommes encore dedans, dans notre éternelle souffrance. Combien de temps cela va-t-il encore durer ?
4) Ce que cette blessure nous fait croire
"Les autres sont meilleurs que nous !" Cette illusion, alimentée largement par les réseaux sociaux et les faux semblants a beaucoup contribué à alimenter cette blessure. D’ailleurs, en ce moment, toutes les blessures d'âme sont activées davantage. "Je suis nul, Je suis gros, Je suis pitoyable, Je suis médiocre, Je suis bon à rien, Je suis sans intérêt, Je suis stupide, Je suis empoté..." Comment ne pas creuser sa tombe avec autant de qualificatifs. En plus le syndrome de l'imposteur a été fait sur mesure pour cette blessure. Le manque de légitimité pointe son nez à chaque débordement : "Qui je suis pour dire, pour faire cela ? Heureusement que je suis invisible, transparent, et que je passe inaperçu, mais pour cela je dois faire plus d'effort que les autres pour me démarquer - pas juste !". Cette blessure joue sur le fait de croire puissamment nos pensées, jugements, auto-critiques - elles deviennent des lois incontournables, inviolables, imbattables. Par contre, croire les compliments des autres, même s'ils ont l'air sincères, ça NON !

5) Ce que cette blessure nous fait faire /manquer
Avec les autres, nous sommes surpris de manifester de la jalousie, de la médisance, de la rancœur, de l'acharnement. Nous avons tendance de nature, quoi qu'il arrive en face de nous à trop en faire, à trop donner, et plus encore lorsque les autres se méfient de nous. Offrir son temps, donner des conseils gratuits, écouter les autres n'a plus de limites. "Limites" - un mot que nous ne connaissons pas, que personne ne nous a appris. La valeur commence là où il y a une limite - ta limite. Alors sans limites, nous nous laissons aller, nous pouvons trop maigrir ou trop grossir, de toute façon personne ne nous voit, ne nous crois, ne nous aime. Nous pouvons aussi accepter une qualité médiocre, pour les choses / les personnes qui rentrent dans notre vie. Nous pouvons même faire un sale boulot - pour ça nous sommes assez bons. Chercher le bâton pour se faire battre devient une habitude, lorsque nous avons besoin de pleurer ou accepter la méchanceté des autres, car au fond de nous, nous savons que nous le méritons.
6) Les clés pour guérir
Il y a une bonne et une mauvaise nouvelle. Je commence par laquelle ? La mauvaise nouvelle est que nous ne pouvons pas vraiment guérir d'une blessure d'âme, car elle est collective. La bonne nouvelle est que nous pouvons atténuer son impact individuel sur nous. Voici quelques clés qui peuvent nous aider :
- faire du sport de compétition, cela aide à s'auto-dépasser et se valoriser ;
- accepter que nos filtres soient fortement perturbés et que nous ne détenons pas la vérité par rapport à notre personne. Ainsi, demander des feed-back, retours et des témoignages de la part des proches peut nous rééduquer vers une perception plus juste.
- noter dans un journal toutes nos réussites de la journée après avoir comptabilisé celle de notre passé ;
- connaître la présence et le sens des entités dans les plans subtils et comment elles nous manipulent à travers la pensée ;
- ne pas agir si nous sommes porté par la compulsivité ou la colère ;
- être dans la créativité ;
- éviter la solitude ;
- faire des activités valorisantes ;
- toujours se poser la question - quel bénéfice se cache derrière chaque choix : nourrir sa dévalorisation ou son besoin de reconnaissance ;
- avoir un projet plus complexe à mettre en place ;
- anticiper et se préparer devant une épreuve - faire comme tout le monde. Se sentir dévalorisé ne nous donne pas des super-pouvoirs ;
- se faire aider par des thérapeutes, psys, coachs etc...

Vous avez compris, j'ai essayé de rentrer complètement dans le personnage, en me basant sur ma propre expérience et celle des personnes très proches. Si ce sujet vous a intéressé, je vais faire de même avec les autres blessures d'âme. A la prochaine.


Oana Martins

Thérapeute énergétique intuitive

Conseillère en Gene Keys


19 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout